Jean Pierre Pincemin

Sans titre1983


Acrylique sur papier marouflée sur toile
161 x 121 cm
Signé et daté au dos

Jean Pierre Pincemin

Ma grande affaire avec la peinture est d’aimer la peinture, de ne pas savoir comment peindre, d’inventer des moyens de peindre et assez vite, de pouvoir m’identifier à la peinture occidentale. » A 23 ans, il commence à peindre, il quitte définitivement son métier de tourneur. Sa formation : la passion, le désir de faire. De 1968 à 1973, Jean-Pierre Pincemin se lance dans les carrés collés : la toile est tout d’abord plongée dans un bain de peinture, ensuite elle est découpée et assemblée en figures géométriques irrégulières, carrées ou rectangulaires. Dès 1971, Jean-Pierre Pincemin rejoint le mouvement Supports/Surfaces, mouvement créé dès la fin des années 60. Ce mouvement dont Matisse a été l’initiateur avec ses papiers découpés, est poursuivi par la nouvelle abstraction, le hard edge aux USA et en France, par Simon Hantaï ou encore Claude Viallat. Le concept de ce mouvement se porte sur la réalité physique du tableau. A la fin des années 1990, Jean Pierre Pincemin décide de tout balayer et tout assimiler et assimile donc ainsi tous les styles, tous les supports, toutes les techniques et tous les genres. Touché par la maladie de l’arthrite, Jean-Pierre Pincemin réalise des sculptures polychromes à son image, un assemblage de morceaux de bois peints agrafés. Ses thèmes d’inspirations ont aussi, des arbres, des sujets religieux, des scènes de genre, parfois érotiques et également des portraits. Jean Pierre Pincemin devient le plus audacieux des techniciens, mélangeant l’huile avec ou sans goudron, ou utilisant d’autres mixtures toutes personnelles. Ses supports sont la toile, le papier et aussi l’affiche photographique. Jean-Pierre Pincemin est né en 1944. exerce tout d’abord le métier de mécanicien, en usine. La révélation de la peinture a lieu au Louvre, quand Jean-Pierre Pincemin le visite pour la première fois. Après avoir été critique d’Art il conçoit ses premières peintures et sculptures et réalise en 1968 sa première exposition. Ces œuvres sont le résultat de recherches très éloignées de la peinture traditionnelle du pinceau : pliages, empreintes de briques, de grillages, agissant sur la toile comme un matériel nouveau. Dès 1971, Jean-Pierre Pincemin rejoint le mouvement Supports/Surfaces, mouvement créé dès la fin des années 60. Tout au long de son œuvre, Pincemin passe de l’abstraction à la figuration.