Henri Michaux

CompositionCirca 1961


Encre sur papier
70 x 100 cm
Monogrammée en bas à droite

Provenance

Collection Privée, Bruxelles

Vente Cornette de Saint Cyre, Bruxelles

Collection Privée, France

Henri Michaux

Henri Michaux découvre la peinture à travers Klee, puis Ernst et De Chirico en 1925. Bien que proche d'Éluard, il formule quelques réserves à l'égard du Surréalisme : "Le merveilleux surréaliste est monotone, entre le merveilles et quoi que ce soit, je n'hésite pas, vive le Surréalisme. Le bain nous est excellent." (Le Disque vert n°1, 1925). Alors que les surréalistes s'engagent sur tous les fronts, littéraire, artistique, politique, Michaux entreprend de voyager. Ces voyages donnent lieu à des publications : Ecuador, 1929 (récit de son voyage en Amérique du Sud), Un barbare en Asie, 1933 (carnet de route de son périple en Asie), Arbres des Tropiques, 1942 (Brésil). Mais devenu peintre-poète, il se consacre dès 1935 autant à la peinture qu'à la poésie. Ses œuvres d'alors, de petit format, peintes à l'aquarelle et à la gouache, représentent des personnes et paysages imaginaires. À partir des années cinquante, il exécute des dessins à l'encre de Chine parfois de grande taille, où sa main trace avec rapidité et sans repentirs des formes en mouvement. Son expérience de la mescaline - faite à la demande d'un laboratoire pharmaceutique - lui fait dessiner, sous son emprise, des œuvres aux traits sismiques uniques dans son œuvre. Sa forte personnalité, sa poésie et son œuvre plastique totalement originale ont séduit les surréalistes ; mais Michaux, farouchement indépendant, n'a jamais adhéré à aucun mouvement bien qu'André Breton ait décrété que Michaux, au même titre que Péret, Artaud, Arp... demeurait un "modèle inimitable".