Henri Michaux

Henri Michaux

Henri Michaux découvre la peinture à travers Klee, puis Ernst et De Chirico en 1925. Bien que proche d'Éluard, il formule quelques réserves à l'égard du Surréalisme : "Le merveilleux surréaliste est monotone, entre le merveilles et quoi que ce soit, je n'hésite pas, vive le Surréalisme. Le bain nous est excellent." (Le Disque vert n°1, 1925). Alors que les surréalistes s'engagent sur tous les fronts, littéraire, artistique et politique, Michaux entreprend de voyager. Ces voyages donnent lieu à des publications : Ecuador, 1929 (récit de son voyage en Amérique du Sud), Un barbare en Asie, 1933 (carnet de route de son périple en Asie), Arbres des Tropiques, 1942 (Brésil). Mais devenu peintre-poète, il se consacre dès 1935 autant à la peinture qu'à la poésie. Ses œuvres d'alors, de petit format, peintes à l'aquarelle et à la gouache, représentent des personnes et paysages imaginaires.

À partir des années cinquante, il exécute des dessins à l'encre de Chine parfois de grande taille, où sa main trace avec rapidité et sans repentirs des formes en mouvement. Son expérience de la mescaline (faite à la demande d'un laboratoire pharmaceutiqu) lui fait dessiner, sous son emprise, des œuvres aux traits sismiques uniques dans son œuvre. Sa forte personnalité, sa poésie et son œuvre plastique totalement originale ont séduit les surréalistes. Mais Michaux, farouchement indépendant, n'a jamais adhéré à aucun mouvement bien qu'André Breton ait décrété que Michaux, au même titre que Péret, Artaud, Arp, etc. demeurait un "modèle inimitable".

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