Kim Tschangyeul

Kim Tschang-Yeul est né en 1929 à Maing-San, dans un petit village de Corée du Nord, qui était sous occupation japonaise. Très jeune, son grand-père paternel l’initie à l'art ancestral de la calligraphie. En 1942, il découvre les œuvres des maîtres anciens, surtout celles de Léonard de Vinci et débute en peignant d’après modèles.

En 1946, Kim Tschang-Yeul migre en Corée du Sud pour fuir le régime communisme. Trois ans plus tard, il suivra des études à l'Université Nationale de Séoul, d'histoire de l'art et de la peinture à l'huile. De 1950 à 1953, il réalise ses premières toiles informelles, inspirées de la guerre de Corée, pendant laquelle Kim Tschang-Yeul sera envoyé sur l'île de Jeju.

En 1955, il devient professeur d'art dans les lycées de Séoul et de sa région. A cette période, il travaille également en tant qu’assistant dans l'atelier de Li Bong-Sang et fera la rencontre d'artistes avec lesquels il constituera l’association des artistes contemporains coréens « l'Association Hyundai ». Kim Tschang-Yeulexplique quegrâce à cette association, il apprit « tout ce qui était important dans la production occidentale afin d'échanger entre nous et de nourrir notre pensée. Nous progressions pas à pas : de Cézanne au Cubisme à Dada, du surréalisme au mouvement informel. » Cette Association rejetait les valeurs conservatrices qui leur étaient imposées par les institutions coréenne. De nombreuses expositions virent le jour entre 1957 et 1960.

En 1961, les œuvres de Kim Tschang-Yeul seront exposées à la Biennale de Paris et en 1963 est dévoilée sa première exposition personnelle. A partir de 1965 et jusqu’en 1969, l’artiste se rend à New-York et il fréquentera The New York Art Student League pendant deux ans, une école influencée par des peintres comme Rothko ou Bacon. De plus, son séjour aux États-Unis, lui permet également d’interagir avec le mouvement Pop Art.  Il s’agit d’influences majeures dans son travail et c’est à ce moment qu’apparait le motif de la goutte d'eau ainsi que son goût pour l'abstraction. Au début des années 1970, il s’installe en France, dans un studio à Palaiseau, en région parisienne. Toutes ses prochaines réalisations, se concentrent sur l'émergence de nouvelles formes et sur son analyse du motif de la goutte sur la toile. En 1973, le premier prix de la XIIe Biennale de Sao Paulo lui est attribué, qui propulse l'artiste sur la scène internationale.  

En septembre 2016, l’île de Jeju, lui consacre un musée, auquel il a fait don d'une partie de ses œuvres.

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