Jean-Michel AtlanL'Egyptienne
1954
Huile sur toile
Signée et datée en bas à droite
65 x 54 cm
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Certificat

Certificat de Jacques Elbaz du 10/05/2019

Provenance

Collection Lawrence Alloway, New-York

Collection Particulière, New-York

Galerie Loeve&Co, Paris

Description de l'œuvre

Dans les années 50, la symbolique et les thèmes royaux se fortifient et de nouvelles figures abstraites apparaissent dans la peinture d'Atlan. Dans cette oeuvre, intitulée L'Egyptienne, l?artiste fait renaitre l?écriture hiéroglyphe. Les formes ou signes sont colorés par des couleurs vives, pastels et ocres, cernées d'un trait noir épais, qui donne un effet de transparence, en allégeant la composition forte.  Au niveau de la matière picturale, Atlan crée dans cette toile, un effet granuleux et mat, issue des fresques antiques. Cette oeuvre est pleine de mystères primitifs, qui nous rappelle les civilisations disparues.
« Le travail d?Atlan se fait sur les profondeurs de l?inconscient collectif, sur la symbolique des signes magiques. »

Biographie de L'artiste

Jean-Michel Atlan est le peintre des énigmes et, dans un monde qui ne veut que des réponses rapides et non des suggestions à déchiffrer patiemment, sa peinture n’a pas le retentissement que devrait avoir cette œuvre unique, étrange et visionnaire.

Une approche de son univers pourrait être ce court extrait d’un de ses poèmes. Atlan demeure un peintre français marginal, car inclassable. Il est impossible de le caser dans un des nombreux mouvements picturaux de son époque des années cinquante, aussi il faut aider à le faire sortir d’un certain oubli qui retombe sur lui, car son œuvre déroute encore, il écrira :« c’est mon destin d’abandonner les routes trop publiques, car quand les sauterelles arrivent il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode en peinture fait bien plus de ravages que les sauterelles » (Lettre aux amis japonais, novembre 1959).
Sa peinture emprunte plus au monde magique des mythes, des légendes immémoriales océaniques, ou de la mystique juive, qu’à l’univers balisé de l’histoire de la peinture. Lui, l’autodidacte venu par ricochet à la peinture, est attentif à l’ouvert, tressaillant comme un animal aux aguets aux frémissements secrets de la terre et aux mystères primordiaux. Il les restitue dans une peinture nouée, encadrée par des noirs intenses comme des vitraux, archaïque et palpitante.

Une sorte d’obstination de rythmes, presque affligés, parcourt ses peintures. Sa peinture si originale par ses visions, dense, difficile, peut faire penser aux magies de Paul Klee, à ses alphabets symboliques, mais Atlan n’a pas l’humour tendre de Klee, ni sa géométrie de douce marelle des labyrinthes magiques.
Atlan n’avait pas l’esprit d’enfance, mais celui des aubes de l’humanité.

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