Jean-Michel AtlanLes miroirs du roi Salomon
1959
Pastel sur papier
26 x 50 cm
Zoom
Demande d'informations - Les miroirs du roi Salomon, 1959

Certificat

Jacques Polieri, Kenneth White, Atlan Catalogue Raisonné des oeuvres complètes, éd Gallimard, 1996, n°1877 p. 632.

Provenance

Collection Privée, France

Littérature

Jacques Damase, Atlan les Miroirs du roi Salomon, Paris, Editions Pierre Tisné, 1962, rep. p.94-95.
Jacques Polieri, Kenneth White, Atlan Catalogue Raisonné des oeuvres complètes, éd Gallimard, 1996, référencé sous le n°1877 et rep p. 632.

Expositions

Rétrospective Atlan Paris musée national d'art moderne, 23 janv-17 mars 1980.

Description de l'œuvre

  Atlan réalise ce pastel pour le livre Les Miroirs de Salomon, dont les textes ont été écrits par Jacques Damase en 1962. L'arrière-plan se compose de formes colorées remplies par des couleurs vives, pastels et ocre sur toute la surface du papier. Il en ressort de cette composition rythmique, une ligne noire épaisse et sinueuse formant une silhouette que nous ne savons reconnaitre et qui semble se répéter.

«Le travail d'Atlan se fait sur les profondeurs de l'inconscient collectif, sur la symbolique des signes magiques.».

Biographie de L'artiste

Jean-Michel Atlan est le peintre des énigmes et, dans un monde qui ne veut que des réponses rapides et non des suggestions à déchiffrer patiemment, sa peinture n’a pas le retentissement que devrait avoir cette œuvre unique, étrange et visionnaire.

Une approche de son univers pourrait être ce court extrait d’un de ses poèmes. Atlan demeure un peintre français marginal, car inclassable. Il est impossible de le caser dans un des nombreux mouvements picturaux de son époque des années cinquante, aussi il faut aider à le faire sortir d’un certain oubli qui retombe sur lui, car son œuvre déroute encore, il écrira :« c’est mon destin d’abandonner les routes trop publiques, car quand les sauterelles arrivent il vaut mieux planter sa tente ailleurs. Et la mode en peinture fait bien plus de ravages que les sauterelles » (Lettre aux amis japonais, novembre 1959).
Sa peinture emprunte plus au monde magique des mythes, des légendes immémoriales océaniques, ou de la mystique juive, qu’à l’univers balisé de l’histoire de la peinture. Lui, l’autodidacte venu par ricochet à la peinture, est attentif à l’ouvert, tressaillant comme un animal aux aguets aux frémissements secrets de la terre et aux mystères primordiaux. Il les restitue dans une peinture nouée, encadrée par des noirs intenses comme des vitraux, archaïque et palpitante.

Une sorte d’obstination de rythmes, presque affligés, parcourt ses peintures. Sa peinture si originale par ses visions, dense, difficile, peut faire penser aux magies de Paul Klee, à ses alphabets symboliques, mais Atlan n’a pas l’humour tendre de Klee, ni sa géométrie de douce marelle des labyrinthes magiques.
Atlan n’avait pas l’esprit d’enfance, mais celui des aubes de l’humanité.

Demande d'information
Annuler