Maria Helena Vieira Da SilvaSans Titre
1955
Gouache sur papier
Signé et daté 55
65 x 50 cm
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Certificat

Répertoriée dans le Catalogue raisonné, p. 250, n°1266

Provenance

Galerie Pierre, Paris

Vente Sotheby's, Paris

Littérature

Guy Weelen, Jean-François Jaeger, Vieira da Silva, Catalogue Raisonné, Geneva, 1994, p. 250, no. 1266, illustrated

Description de l'œuvre

  Cette œuvre sur papier représente un étendu de réseaux et de mosaïques, le tout dans une composition à la perspective fuyante. Celle-ci est d'après l'artiste, « une manière de faire respirer l'œuvre ».

Vieira Da Silva emprunte les formes du monde réel, issues notamment de l'urbanisme. Ici, la structure est fragmentée et condensée sur la partie droite de l'œuvre. Les traits de couleurs prennent possession du papier, ils sont énergiques, fulgurants et expressifs. En effet, Ils expriment une sensation, indiquent une direction ou ébauchent une construction.

«Tous ses dessins ne sont que jaillissements, appels d'un élan ou d'un rythme. Souvenir et prémonitions s'y rencontrent, comme dans chacun de ses tableaux.»

Biographie de L'artiste

Maria Helena Vieira da Silva née à Lisbonne en 1908, commence son apprentissage de dessin et de la peinture à l’Académie des beaux-arts de Lisbonne. Elle quitte le Portugal en 1928 pour se rendre à Paris ou elle poursuit ses études à l’Académie de la Grande Chaumière, auprès notamment du sculpteur Antoine Bourdelle. Dès 1929, elle délaisse la sculpture pour se consacrer entièrement à la peinture, sous la tutelle de Fernand Leger et Othon Friesz. En 1930, elle épouse Arpad Szenes, un peintre d'origine hongroise. La même année, elle fait la rencontre de Jeanne Bucher qui deviendra son premier marchand.

D’abord figurative, au milieu des années 1930, Maria Helena Vieira da Silva ébauche son style en forme de patchwork qui la rendra mondialement célèbre. En 1938, elle accueille dans son atelier parisien le jeune peintre, Nicolas de Staël.

Pendant la deuxième guerre Mondiale, Vieira Da Silva fuit avec son mari au Brésil, pour ensuite revenir à Paris, où ils seront naturalisés français en 1956.  

En 1949, suite à une visite de Pierre Loeb dans l’atelier de l’artiste, il décide lui organiser une exposition dans sa galerie. 

C’est à partir des années 50, que l’artiste se positionne comme un peintre de premier plan. Elle est la première femme à recevoir, le Grand Prix National des Arts en 1966 et en 1979, elle est nommée Chevalier de la Légion d’honneur. « Ses toiles reflètent son goût pour les surfaces divisées baignant, surtout à partir des années 1970, dans la lumière si caractéristique du Portugal. (…) Souvent à la frontière entre figuration et abstraction, le monde de cette artiste en quête d’infini est construit à partir d’unités colorées et de lignes qui s’enchevêtrent en créant des espaces labyrinthiques. On pense parfois à Lisbonne, sa ville natale, même si elle y a fort peu vécu. » (Extrait de Portugal, Hachette, 2002)
Vieira Da Silva a également illustré de nombreux livres, des œuvres littéraires comme des livres pour enfants.

Elle décède le 6 mars 1992 à Paris et deux ans après sa disparition, la fondation « Arpad Szenes-Vieira » est ouverte à Lisbonne pour lui rendre hommage, qui dépend du Comité Arpad Szenes- Vieira da Silva.

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