Anna Eva Bergman
61 x 46 cm
Réalisée en 1968, N° 7 Horizons appartient à l’une des séries les plus emblématiques d’Anna-Eva Bergman, consacrée au motif de l’horizon, que l’artiste explore comme une forme universelle et métaphysique. À partir de la fin des années 1960, ce thème occupe une place centrale dans son œuvre, nourri par sa fascination pour les paysages immenses et les espaces nordiques de son enfance. Pour Bergman, l’horizon ne constitue pas une simple représentation de la nature, mais une ligne de passage entre le visible et l’invisible, un espace de contemplation où le monde matériel se confronte à l’infini.
Des couches de peinture vinylique et plaque de métal sont posées sur panneau d’Isorel, cette œuvre témoigne de l’approche singulière de Bergman à l’égard des matériaux. L’intégration d’éléments métalliques, caractéristique de son langage plastique, introduit des variations de lumière et de profondeur, faisant évoluer la perception de la surface selon l’éclairage et le déplacement du regardeur. La matière devient ainsi un véritable moyen d’exploration de la lumière, au-delà de toute fonction purement descriptive.
La composition épurée de N° 7 Horizons révèle la recherche constante de l’artiste pour un langage visuel essentiel, dans lequel la forme, la texture et la lumière se substituent à toute représentation figurative. Par la rigueur de son abstraction et la puissance évocatrice de ses éléments réduits à l’essentiel, l’œuvre traduit l’immensité du paysage à travers une construction à la fois méditative et intemporelle.
Signée du monogramme « AEB » et datée de 1968, cette œuvre a vu son authenticité confirmée par la Fondation Hartung-Bergman. Elle provient de l’ancienne collection de Michel Seuphor, peintre, écrivain et figure majeure de la défense de l’art abstrait, qui l’acquit en 1969.
Provenance
Collection Michel Seuphor
Collection privée, Calvados
Vente Caen Enchères
Collection privée, Paris